Dans la bande des nouveaux élus au parlement, deux Ixelloises sont assurément atypiques.
Date: Mardi 9 Juin 2009
Journal: La Capitale
Journaliste: Marc Beaudelot
Description: La francophone Sophie Brouhon s’est fait élire sur la liste flamande du SPA tandis qu’Antoinette Spaak, alerte octogénaire, n’avait plus fréquenté le Parlement depuis 18 ans.
Avec près de 5.000 voix de préférence, Antoinette Spaak réalise le 4e score du FDF (après Gosuin, Maingain et Clerfayt).“ On est toujours très content quand on réalise un excellent score ”, savoure l’ex-présidente du FDF. “ Je ne m’attendais pas à être élue car j’étais à une modeste 68e place, je n’avais d’ailleurs pas demandé à figurer sur la liste et je n’ai pas mené campagne!”
Cela n’empêche pas cette Ixelloise d’avoir son explication. “ J’ai un électorat très fidèle et je porte un nom qui reste important en Belgique. ”
Même très alerte, Antoinette Spaak affiche 80 printemps. Siégera-t-elle dans cette assemblée qu’elle a quittée il y a 18 ans déjà? “ Je n’ai pas le désir de siéger. Mais je vais attendre de voir comment les événements se déroulent. S’il faut siéger, je le ferai. Et j’espère que mon élection donnera du tonus aux gens de mon âge! ”
UNE heureuse surprise
Être francophone et se faire élire sur une liste flamande, c’est l’aventure pas banale qui vient d’arriver à Sophie Brouhon. “C’est une très heureuse surprise”, réagit cette jeune Ixelloise. “On a mené une campagne très engagée, très active pour gagner le quatrième siège du SP.A de Pascal Smet.”
Fille de l’ancien échevin ixellois Jean-Pierre Brouhon, elle s’était fixée pour objectif de réunir entre 400 et 500 voix de préférence. Objectif atteint avec ses 481 voix. “Gagner une voix et la garder jusque dans l’isoloir, c’est pas facile, encore plus quand il s’agit de francophones qui doivent choisir le collège électoral néerlandophone.”
Mais qui a voté pour elle? “J’ai eu pas mal de retour de francophones mais beaucoup de néerlandophones ont trouvé la démarche intéressante.”
Pas eu trop de réactions négatives sur la démarche? “J’en ai eu bien sûr, tant côté francophone que flamand. Mais on veut installer un nouveau débat communautaire. Je pense que je pourrai mettre de l’huile dans les rouages.”
Ce n’est par hasard si elle s’est retrouvée à une place de combat sur la liste de Pascal Smet. “ Je suis dans la famille socialiste depuis 10 ans. ” Economiste de formation, c’est une femme de chiffres. Elle a travaillé 4 ans chez le vice-premier ministre SPA Johan Vande Lanotte puis Freya Vandenbossche. Ensuite, elle a travaillé un an chez Michel Daerden. Actuellement, elle représente la Communauté française dans divers organismes (ONE, CSA).
Avec près de 5.000 voix de préférence, Antoinette Spaak réalise le 4e score du FDF (après Gosuin, Maingain et Clerfayt).“ On est toujours très content quand on réalise un excellent score ”, savoure l’ex-présidente du FDF. “ Je ne m’attendais pas à être élue car j’étais à une modeste 68e place, je n’avais d’ailleurs pas demandé à figurer sur la liste et je n’ai pas mené campagne!”
Cela n’empêche pas cette Ixelloise d’avoir son explication. “ J’ai un électorat très fidèle et je porte un nom qui reste important en Belgique. ”
Même très alerte, Antoinette Spaak affiche 80 printemps. Siégera-t-elle dans cette assemblée qu’elle a quittée il y a 18 ans déjà? “ Je n’ai pas le désir de siéger. Mais je vais attendre de voir comment les événements se déroulent. S’il faut siéger, je le ferai. Et j’espère que mon élection donnera du tonus aux gens de mon âge! ”
UNE heureuse surprise
Être francophone et se faire élire sur une liste flamande, c’est l’aventure pas banale qui vient d’arriver à Sophie Brouhon. “C’est une très heureuse surprise”, réagit cette jeune Ixelloise. “On a mené une campagne très engagée, très active pour gagner le quatrième siège du SP.A de Pascal Smet.”
Fille de l’ancien échevin ixellois Jean-Pierre Brouhon, elle s’était fixée pour objectif de réunir entre 400 et 500 voix de préférence. Objectif atteint avec ses 481 voix. “Gagner une voix et la garder jusque dans l’isoloir, c’est pas facile, encore plus quand il s’agit de francophones qui doivent choisir le collège électoral néerlandophone.”
Mais qui a voté pour elle? “J’ai eu pas mal de retour de francophones mais beaucoup de néerlandophones ont trouvé la démarche intéressante.”
Pas eu trop de réactions négatives sur la démarche? “J’en ai eu bien sûr, tant côté francophone que flamand. Mais on veut installer un nouveau débat communautaire. Je pense que je pourrai mettre de l’huile dans les rouages.”
Ce n’est par hasard si elle s’est retrouvée à une place de combat sur la liste de Pascal Smet. “ Je suis dans la famille socialiste depuis 10 ans. ” Economiste de formation, c’est une femme de chiffres. Elle a travaillé 4 ans chez le vice-premier ministre SPA Johan Vande Lanotte puis Freya Vandenbossche. Ensuite, elle a travaillé un an chez Michel Daerden. Actuellement, elle représente la Communauté française dans divers organismes (ONE, CSA).
