"Avoir 20 ans en 2009. La Région bruxelloise face aux attentes d'une génération".
C'est le thème du colloque organisé ce mercredi 29 avril 18h30, à l'Ihecs, l'Institut des Hautes études en communications sociales.
Lors de ce débat, organisé en partenariat avec Vivabruxelles et le quotidien Le Soir, les jeunes pourront exposer leur intérêt pour la politique et poser leurs questions aux quatre têtes de listes francophones bruxelloises pour les élections régionales du 7 juin.
Ce débat est tout à fait d'actualité ! Les Etats généraux, les sondages, les programmes des partis politiques s'accordent tous pour dire qu'il y a plus qu'urgence à faire des jeunes « un atout » pour Bruxelles.
Depuis leur scolarité et leur formation (où malheureusement la situation bruxelloise montre de grosses lacunes avec 1 jeune sur 3 qui sort sans diplôme du secondaire contrairement à l'image qu'Eurostat donnait mardi dernier en plaçant les Belges de 25 à 34 ans parmi les plus diplômés), dans leur vie privée (habiter Bruxelles c'est y loger, s'y divertir, y avoir ses habitudes, ses amis, c'est participer à la vie sociale et à la construction active de la cité), dans leur vie professionnelle (habiter Bruxelles c'est aussi y être actif, y avoir du travail ou être accompagné dans ses recherches car, bien qu'aujourd'hui Bruxelles soit la seule région en Belgique où les jeunes entrants sur le marché du travail sont plus nombreux que les sortants, le chômage atteint toujours plus de 32% parmi les jeunes de -25 ans ...) ..
Il est donc heureux que ceux-ci puissent exprimer leurs préoccupations aux femmes et hommes politiques qui seront en charge demain de traduire ces dernières dans leur « politique » mais, sur ce point, je tiens à exprimer une critique qui me semble fondamentale : les partis francophones sont-ils les seuls à pouvoir leur apporter une réponse ??
Pourquoi les organisateurs de ce beau débat sur "les attentes à Bruxelles de la génération qui a 20 ans aujourd'hui" ont- ils cru bon de "cloisonner" linguistiquement ce terrain qui s'appelle Avenir et que nous aurons pourtant à réfléchir tou(te)s ensemble si nous voulons le rendre radieux ?
La mémoire de l'Ihecs est riche de plates-formes communes avec la communauté flamande et Bruxelles est ce qui nous lie tou(te)s : dans cette ville, comme dans cet établissement, où une majorité de la population est originaire d'ailleurs, nous avons d'autant plus besoin d'un avenir commun. Un avenir qui nous appartient.
Je suis jeune. Je suis bruxelloise. Je suis francophone. Et parce qu'à mes yeux il propose le programme le plus cohérent pour l' avenir de Bruxelles et de ses habitant(e)s, c'est au Sp.a que j'ai choisi de m'engager.
Le Sp.a ne participera pourtant pas au débat de ce soir. Pas plus d'ailleurs que les autres partis démocratiques flamands .


