Ma soeur s'est rendue à Amsterdam pendant ce dernier week-end de Pâques pour aller à la recherche de la perle rare en matière de brocante. Elle y a fait la découverte d'un des vingt "Cafés des réparations" qui existent à l'heure actuelle chez nos voisins néerlandais.
Aspirateur en panne, vélo en mal d'être remis en état, machine à laver ne fonctionnant plus correctement, ... tous ces engins utilitaires qui ne le sont plus par faute d'une ou de deux pièces qui sont défaillantes peuvent ainsi, grâce à des bénévoles, recevoir une nouvelle vie et non pas prendre la direction "poubelles". Quelle belle idée que celle-là !
Au départ simple initiative locale à Amsterdam précisément, le "Café des réparations" a rencontré un succès allant bien au-delà des attentes de sa fondatrice, Martine Postma. Cette dame travaille désormais à temps plein pour la fondation "Café des réparations" qu'elle a créée en 2010 et qui, subventionnée par l'Etat, est chargée de conseiller les bénévoles qui souhaitent mettre sur pied un "café". Organisé selon des permanences, un après-midi par mois ou deux soirées par semaine, chaque "café" est indépendant, notamment en matière de financement et de recrutement de bénévoles. Le matériel est récupéré ou appartient aux visiteurs qui, le plus souvent, participent à la réparation avec le bénévole spécialisé, le local est mis à disposition par la commune ou loué à un particulier.
Comme déjà dit ci-avant, il existe déjà vingt "cafés" en activité et une cinquantaine d'autres sont en préparation. La fondatrice de cette filière, qui s'inscrit parfaitement dans ce qu'il serait ici justement convenu d'intituler le fonctionnement durable, rêve même d'un "café" dans chacune des 415 communes des Pays-Bas.
Et pourquoi pas pareille initiative dans nos communes bruxelloises, par exemple dans le cadre des Contrats de quartier qui sont largement subventionnés par la Région ? Ce serait sans aucun doute une belle manière de renforcer le sens de cette opération qui consiste à redonner bel aspect à la physionomie d'un quartier et de plus grandes possibilités de logement à l'intérieur de celui-ci.
Et ainsi de faire en sorte que, sur le terrain, une lutte efficace soit menée contre la politique des constructeurs qui ne font rien, sinon le contraire, pour que leurs produits aient une trop longue durée de vie. Le gouvernement bruxellois qui est certainement celui qui a utilisé le plus souvent le qualificatif "durable" dans sa déclaration initiale de politique générale devrait être sensible à pareille proposition. Chiche ?



Si d'autres personnes l'ont fait avant moi, je suis prêt à les rencontrer afin d'éviter d'éventuelles erreurs.
Affaire à suivre donc.