Posté par: so dans Coups de gueule

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Bruxelles a besoin d'autorité ou quand celle-ci devrait rimer avec sécuritéCe qui suit est extrait de l'interpellation que j'ai faite à Charles Picqué ce vendredi 27 avril à la tribune du Parlement bruxellois

L'évènement auquel nous avons assisté ce samedi de Pâques ne relève pas d’une violence à l’égard des transports publics, il est essentiellement la manifestation la plus dramatique d’une violence qui se généralise, d'une violence qui devient de plus en plus banalisée. Une violence qui est faite à l’intégrité d’autrui, à la société et à ses valeurs les plus authentiques (dans ce cas dramatique = la valeur d’une vie) … 

De plus en plus d'incidents ou crimes sont commis par des individus qui osent tout se permettre, qui s'autorisent à agir comme si le respect des règles de vie en commun n'avait plus cours. A cet égard, Bruxelles est de plus en plus épinglée, en Belgique comme à l'étranger, comme une ville où la criminalité sévit de manière de plus en plus apparente. C'est un fait même si on doit lire les statistiques qui la concerne avec toutes les réserves qu'il convient d'avoir.

Brussel krijgt het imago van criminaliteitshoofdstad. 

Uit een studie van Eurostat blijkt dat België één van de slechtste leerlingen is in Europa op het vlak van criminaliteitsbestrijding. Brussel bekleedt de vijfde plaats op 27 Europese hoofdsteden voor wat betreft doodslag (3,09 per 100.000 inwoners tussen 2006 en 2009). Deze cijfers zijn zeker te relativeren maar het is wél zo dat Brussel dat imago heeft, en dat is zeer nefast voor de stadsvlucht, het toerisme, de economie. Dat imago is zeker niet uit de lucht komen vallen: het gratuit en zinloos geweld op de MIVB-busbegeleider is geen eenmalig feit maar het zoveelste triest incident van geweld op het openbaar vervoer.

De reportage van de Duitse zender ZDF schildert Brussel af als een van de gevaarlijkste steden in Europa, tweemaal zo gevaarlijk als de minst veilige stad van Duitsland, Frankfurt Am Mein. Al snel bleek dat de journalist van ZDF zich baseert op foute cijfers om deze bewering te onderbouwen. Er wordt immers niet gekeken naar de cijfers voor het Gewest, maar naar de criminaliteitscijfers van Brussel-stad. De cijfers voor Brussel-stad (meer dan 30.000 criminele feiten per 100.000 inwoners) liggen hoger dan voor het hele Gewest (rond de 15.000).

Een degelijk Observatorium van de Veiligheid met correcte statistieken over Brussel is dus dringend en zou reportages over Brussel zoals deze van ZDF kunnen vermijden ! Het Observatorium is aangekondigd in 2006, maakt deel uit van het akkoord 2011, maar ondertussen is er nog geen stap gezet. 

Kloppen de cijfers van Eurostat over de criminaliteit in Brussel ? Wat zijn de voornaamste conclusies die u kan trekken uit deze studie ? Heeft u ook enkele poging ondernomen om in de Duitse media het beeld dat over Brussel werd opgehangen bij te stellen ? Op welke manier gaat de Brusselse regering de imagoschade die Brussel geleden heeft in het binnen- en buitenland opnieuw hersteld ?

On peut discuter longuement de la véracité des chiffres ou du caractère concret ou subjectif du sentiment d’insécurité mais un fait est lui bel et bien réel (et malheureux) : nous assistons à l’expression quotidienne de la désobéissance sans, le plus souvent, faire autre chose que rester au stade du constat: les parents sont absents, les écoles sont débordées, la prévention n'est pas accompagnée d'une répression appropriée et systématique, la structure sociale se délite, la violence économique éveille cette violence matérielle et le pouvoir politique se divise autour des valeurs humanistes de notre société "multiculturelle" … 

La question à deux francs est "quelle réponse va-t-on apporter à cette violence qui se répand" ?  Selon le correspondant de France 2 à Bruxelles que l’on pouvait lire il y a peu dans la page "Forum" du Soir "les autorités belges et bruxelloises doivent cesser de faire l'autruche". Il a raison : il y a beaucoup trop d'impunité à Bruxelles et sans aucun doute une trop grande "compréhension" à l'égard de celles et de ceux qui franchissent, quand ils ne les piétinent pas, les lignes rouges du savoir-vivre ensemble. Le laxisme doit être combattu avec beaucoup plus de fermeté.

Si l'on peut s'accorder sur cette ligne de conduite à avoir, je pense que nos visions sur la route à suivre en matière d'orientation n'empruntent pas toujours la même voie… En effet, selon moi, il est de mauvaise, et même dangereuse, politique que de penser - et surtout de faire croire - que ce n'est qu'en ajoutant des policiers dans les bus ou aux carrefours des rues que l'on va endiguer cette montée en puissance de la violence qui se manifeste, hélas, dans tous les lieux où il y a vie en commun.

Les déclarations faites depuis le 7 avril ont toutes souligné les limites de la politique bruxelloise de sécurité :

- ce dont Bruxelles a avant tout besoin, ce n’est pas tant de nouveaux policiers mais de plus d’AUTORITE; 

- depuis des années,  la politique “sécurité” souffre d’une véritable tare  : la Région est compétente mais jamais responsable ! L’échec de la sécurité, c’est le Fédéral ou les zones .. NON, on ne peut plus répondre, comme cela est ainsi fait depuis des années, au problème réel de la sécurité par une réponse aussi évanescente que celle-là;
- le pouvoir politique se voile encore trop la face en matière de chasse à la délinquance ou tout simplement aux incivilités. Il s'agit de mener un vrai combat contre toutes formes d'agression civique, à commencer par les petites incivilités.

Mr de Minister-President : waar was u te vinden in het behandelen van de evenementen ? 

Ondanks het feit dat de zesde staatshervorming belangrijke veiligheidsbevoegdheden reserveert voor de Minister-President van Brussel, vooral dan op het vlak van observatie, coördinatie en preventie, ondanks het feit dat het concrete voorval zich voordeed op het net van de MIVB, en ondanks het feit dat het de taak is van de Minister-President om Brussel te vertegenwoordigen, zeker in noodsituaties, was hij niet aanwezig op het publiek forum. Er heerst een gevoel van straffeloosheid in de stad, en zeker dan is een sterk leiderschap nodig met duidelijke signalen.

Wat zijn de standpunten van de Brusselse regering over de criminaliteit op het openbaar vervoer en over de criminaliteit in het algemeen ? Buiten de 400 extra recruteringen : wat zijn de aandachtspunten die de Brusselse regering naar voor heeft geschoven ?

Les déclarations du Ministre-Président s’inscrivent dans la triste tradition de ce gouvernement à ne pas assumer ses responsabilités  : c’est de nouveau la faute du Fédéral ! Selon lui, et tous ceux qui cherchent à bon prix à renforcer leur image de maitre de la situation, la seule solution pour que la sécurité soit mieux assurée à Bruxelles = plus de moyens financiers du Fédéral pour qu'il puisse y avoir plus d'agents sur le terrain ! Ca en devient grotesque : ce que vous n’arrivez pas à bien faire avec 4855 effectifs, le ferez-vous forcément mieux avec 5624 hommes ? 

Oui, c'est vrai, il y a des problèmes de sous effectifs à certains endroits mais ces problèmes pourraient aussi être résolus si la sécurité était envisagée sans tabous sur les frontières communales / zonales ! Quelles mesures la Région et les pouvoirs en place au niveau des zones de police ont-ils prises pour harmoniser davantage et rendre plus efficace, sur le territoire "couvert" par les six zones de police, une politique de sécurité véritablement pensée, voire articulée, à l'échelle régionale, et ce, en lieu et place des 6 plans zonaux de sécurité ? 

Oui, il y a des problèmes de sous effectifs à certains endroits mais que fait-on concrètement pour que les hommes soient sur le terrain et pas derrière leurs bureaux ou à des carrefours, pour que l’on gagne des hommes opérationnels en "calogisant" de nouvelles fonctions, pour que l’on libère des hommes par la centralisation des services de soutien logistique, de dispatching, de RH ou même d’intervention spécialisée …?

Est-ce que le fonctionnement actuel de la police sera amélioré simplement parce qu’on fait  + 800 agents qui prennent juste le tram  ? 

Bruxelles n’assume pas ses compétences quand elle le peut : si on manque d’effectifs, pourquoi ne pas organiser une campagne de recrutement au niveau de la Région comme Anvers et Charleroi l’ont fait pour remplir leurs cadres !?! Le statut de la police l’autorise mais, malheureusement, il n'est pas question de débourser un euro pour une compétence qu’un autre devrait payer .. Cette fierté est mal placée : si c’est CELA la réponse unique et universelle à notre problème, POURQUOI PAS la faire nôtre?

Je ne peux certainement pas suivre cette voie qui voudrait établir une corrélation positive automatique entre la sécurité des citoyens et le nombre de policiers comme la plupart des partis l’affirment et qui ferait alors de l’Italie le pays le plus sûr d’Europe ..

Bruxelles pleure pour 800 bleus en plus mais n’a même pas un regard pour les 1500 gardiens de la paix qui se plaignent de ne pas avoir assez de compétences pour intervenir … 1500 hommes en vestes mauves, jaunes, vertes pour faire quoi ? Ont-ils seulement une formation adéquate, des pouvoirs d’intervention suffisants et un rôle actif sur le terrain ? Parlent-ils aux autres services de la sécurité ? Dressent-ils les pv des sanctions administratives et celles-ci ne devraient elles pas étre élargies pour soulager les policiers ? On n’évalue pas et ne recible jamais les moyens de la prévention, sans parler des services de sécurité de la STIB .. La 6ème réforme institutionnelle a pourtant attribué à la Région la compétence sur la coordination de la prévention : quand va-t-on commencer ?

Brussel krijgt in 2012 30 miljoen voor veiligheid, maar de Regering heeft geen visie op de besteding van deze middelen. Het is onduidelijk wat de Brusselse regering met de 30 miljoen voor veiligheid zal doen. 

Zullen deze middelen effectief besteed worden aan de bestrijding van de criminaliteit, en hoe: op welke manier zet de Brusselse regering de 30 miljoen extra middelen voor veiligheid in ? Met welk doel, met welke verdeelsleutel en hoe wordt de effectiviteit van de besteding van deze middelen in het kader van het bestrijden van de criminaliteit gecontroleerd? Is de beslissing genomen om met deze extra middelen voor veiligheid een blanco cheque te geven aan de gemeenten en is deze beslissing gedragen door de hele regering? Er is weer geen globale, duidelijke visie .. 

Je suis de celles et de ceux qui estiment que le politique doit avoir pour objectif premier d’assurer la sécurité dans tous les domaines de l’existence : emploi, logement, education, formation, mobilité, respect de l’intégrité. Aussi je m’inquiète quand je lis dans le Soir que, selon vous, “la vraie révolution serait de replacer le principe de sécurité dans toute la chaîne de notre gouvernance politique”. Cela veut-il dire que la politique en Région bruxelloise n’intègre pas assez le principe d’”assurance d’existence” ou que la notion de “politique sécuritaire” n’occupe pas assez de place dans la gouvernance politique en général ? Je ne suis pas sûre de comprendre ..

Ce que j’ai très bien compris par contre, c’est qu'il faudrait, à bien vous lire, replacer la sécurité au centre des débats. Non, c’est dans la rue qu’elle doit être replacée !

 

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