La vie normale n'a pas encore repris son cours tranquille rue de la Brasserie
Posté par: so
dans Sur le terrain
le Jul 13, 2012
Ce vendredi 13 juillet, la Ministre des Travaux publics et de la Mobilité, Brigitte Grouwels, est venue célébrer officiellement la fin des travaux de la rue de la Brasserie. La circulation de cette artère, dénommée rue de la Brasserie en mémoire des nombreux endroits où, il y a plus d'un siècle, on brassait de la bière, peut à nouveau couler à flot.
La Ministre a-t-elle passé un bon moment à cette occasion? Ce serait mal relater la journée que d'affirmer qu'il en a été ainsi pour elle. En effet, en dépit des raisons qu'elle avait, et dont elle a fait état dans son discours, de se montrer satisfaite des travaux terminés, Brigitte Grouwels a dû, tout le temps qu'elle a passé dans ce coin d'Ixelles proche de la Place Flagey, faire face à la fronde de plusieurs des habitants venus la rencontrer pour lui faire part de leurs doléances. Elle l'a fait avec beaucoup de stoïcisme et d'esprit d'écoute. Et c'est une très bonne chose car il a été possible de prendre rendez-vous pour que le dialogue ainsi instauré à cette occasion se prolonge dès après les vacances comme la Ministre s'y est engagée.
Il n'empêche. Les travaux ont duré longtemps, beaucoup trop longtemps, et même s'il est vrai que ce chantier était un chantier à multiples facettes ( rénovation du raccordement d'utilité publique des égouts, rénovation des voies de tram des lignes de tram 81 et 83, remise en état complète des trottoirs et de la chaussée), il a indéniablement causé de très gros dégâts dans la vie économique et sociale d'un grand nombre de personnes.
Tous ces déboires auraient pu être rangés dans la case "misères" d'un mauvais temps de vie à supporter si, une fois les travaux terminés, la vie normale avait repris le dessus avec, à la clé, tous les avantages résultant de ces derniers. Or, tel n'est pas le cas pour bon nombre de ces habitants qui se considèrent, non sans arguments forts à l'appui, comme les malmenés de la STIB.
En effet, nombreuses et nombreux sont ceux qui se sont plaints à la Ministre des nuisances sonores que leur occasionne, à toute heure du jour et de la nuit (sauf pendant quatre heures), le passage à trop grande vitesse de ces mastodontes que sont les trams 3000 dans cette chaussée qui a aujourd'hui toutes les apparences d'un véritable autodrome. A les entendre, et pourquoi se plaindraient-ils si telle n'était pas la vérité, ils vivent là des conditions qui sont insupportables.
Que fera la Ministre qui est à la fois la Ministre des Travaux publics et de la Mobilité ? Elle a promis de revenir dans le quartier au mois de septembre pour continuer la discussion avec les habitants, dont certains ont déposé des recours devant la Justice pour des dégâts subis et dûment constatés. Mais surtout pour voir, comme je l'y avais invité lors de mes nombreuses interpellations faites pour la mettre en garde contre la lenteur et les conséquences plus que malheureuses des travaux, comment apporter des solutions à ce qui mine encore la vie des habitants de la rue de la Brasserie.
Oui, le chantier est terminé. Non, le dossier n'est pas encore fermé.
