Les déclarations ou prises de position que l'on a pu entendre ou lire à l'occasion de la célébration des fêtes de l'Iris ont été nombreuses.
Les observateurs de la vie politique auront surtout retenu les propos exprimés vendredi par Charles Picqué dans son discours de Ministre-Président de la Région et ceux tenus le même jour par José Happart dans La Libre Belgique.
On pouvait s'attendre de la part du "patriarche" bruxellois à un discours flamboyant faisant écho aux réalisations accumulées par la jeune institution bruxelloise ces 20 dernières années et traçant les grands axes qu'il conviendrait de développer pour les 20 prochaines années. Le propos tenu par Charles Picqué fut, au contraire, décevant et même préoccupant.
Certes, il a souligné que le modèle institutionnel bruxellois, fruit de compromis communautaires, n'avait pas empêché les diverses majorités politiques d'insuffler "une nouvelle dynamique de développement de la ville". Que cet ensemble "pouvait être simplifié, mais seulement au prix d'un dialogue loyal fondé sur des éléments objectifs". Il s'est également félicité de voir apparaître au sein de la population bruxelloise un sentiment d'adhésion à la notion de Région.
Mais ce qui m'a le plus frappé dans son propos officiel est qu'il ait cru opportun de mettre en avant le fait que "Bruxelles a influencé et ralenti le processus de transformation de l'Etat en permettant d'éviter la rupture rapide et précipitée qui aurait pu prendre la forme d'une aventure politique nuisible pour le pays tout entier".
Pareil propos était-il bien de mise ? Alors que la Région de Bruxelles-Capitale joue incontestablement un rôle de locomotive dans l'économie belge mais qu'elle connaît par ailleurs des problèmes de sous-capacité financière, sa fonction essentielle est-elle vraiment de servir de bouclier protecteur (au bénéfice des seuls francophones ?) face à la volonté des forces politiques du Nord lorsqu'elles réclameront de nouvelles régionalisations lors des prochaines négociations institutionnelles ? J'espère que celui qui incarne le mieux le court passé de notre jeune institution aura l'occasion de revenir rapidement sur le sujet pour préciser que ce n'est pas ainsi qu'il voit l'avenir de notre Ville Région.
Quant à José Happart, il a fait fort en se prononçant, haut et clair, pour une Région de Bruxelles étant en mesure d'assumer à 100% le fait régional.
"Bruxelles doit accepter d'être une région à part entière, bilingue, gérant elle-même, directement, sur son territoire toutes les matières dites communautaires - enseignement, social, culture, sport... Bruxelles doit proposer le transfert de matières, avec les moyens financiers afférents bien sûr." Un peu plus loin dans l'article, le hérisson des Fourons enfonce un peu plus encore le clou, ou plutôt la Communauté française." Je suis contre la pensée unique: c'en est une de dire que la Communauté française va nous permettre de résister. Moi, je ne me positionne pas en termes de résistance mais de négociation"..."Une bonne manière de régler les problèmes, c'est d'avancer dans la régionalisation: de trouver des formules qui donnent à chacune des Régions l'autonomie la plus globale".
Voilà de quoi assurément nourrir le débat sur les réformes à apporter à nos institutions. Même si cette prise de position du président du parlement wallon n'est pas sans contenir bien des point(e)s à discuter très sérieusement, elle n'en constitue pas moins un fait important.
Car ce message donne de quoi alimenter la réflexion de toutes celles et de tous ceux qui, au centre du pays, veulent faire de Bruxelles une Région à l'égal des deux autres. Une Région qui élargit son champ d'action tant du côté wallon que flamand et qui clarifie le paysage institutionnel à l'intérieur de ses nouvelles limites. Une Région où les Autorités seront en mesure de mener des politiques d'envergure pour toutes les populations qui y habitent et y travaillent, et ce grâce notamment à des moyens financiers provenant plus largement de sa contribution au Produit Intérieur Brut du pays.
Mais, au fond, en disant cela, je me rends compte que je suis occupée à retracer tout simplement les principales lignes du projet défendu par Pascal Smet ainsi que par toutes celles et tous ceux qui, comme moi, figurent sur la liste du sp-a pour les prochaines élections régionales à Bruxelles.
Een visie, une ambition, one futur.



Intussen mag het niet zo zijn dat die Brusselse werkgelegenheid die het ganse land ten goede komt, ook extra kosten meebrengt voor het hoofdstedelijk gewest. De Vlaming en de Waal die hier werk vinden mogen geen extra kost genereren voor de Brusselaar. Wel integendeel: de meerwaarde van de economie en van de werkgelegenheid van het Brussels gewest moet erkend en gestimuleerd worden in wederzijds belang.
Wat betekent dit concreet: naast een homogene bevoegdheden op elk beleidsniveau moet er ook een homogene financiering komen.
Denken we aan de problematiek personenbelasting waarvan de lagere opbrengst in Brussel wel gecompenseerd wordt voor het gewest maar niet voor de lokale overheden.
De opbrengst van de vennootschapsbelasting of uit de BTW ligt merkelijk hoger in Brussel maar komt de Brusselse overheden niet ten goede.
Net zoals de federale overheid die in het centrum van centrumvliedende krachten de modernisering van de gezondheidszorg en de financiering van de sociale zekerheid in de toekomst moet kunnen blijven waarborgen, mag Brussel niet het kind van de rekening worden. In wederzijds belang moet de internationale centrumfunctie ondersteund worden: openbaar vervoer is er zowel voor de pendelaar als voor de Brusselaar en iedereen is gebaat bij een vernieuwend mobiliteitsbeleid in en rond Brussel.
Neen, niet alle meeropbrengsten uit het Bruto Regionaal Product moeten per se in Brussel blijven. Maar Brussel moet(net zoals de Europese Unie trouwens) af van dotaties en moet een efficiënt beleid kunnen ontwikkelen op basis van een homogene verantwoordelijke financiering.