Bruxelles a vingt ans ... seulement ou déjà ! Une jeune fille volontaire qui s'est donnée comme intention d'être une vraie capitale européenne, multiculturelle.
Une capitale digne de ce nom, au même titre que Paris, Berlin ou Londres. Pourtant, encore débutante dans son rôle, elle se perd parfois dans se propres contradictions.
J'ai en tête le quartier Léopold, ce quartier incroyable, véritable pionner en matière de lutte citoyenne et de métamorphose urbanistique. Alors que, pour une fois, Bruxelles s'est ouverte à l'Europe sans ménager ses efforts, on sent toujours le quartier hermétique à la mixité et ses habitants rétifs aux changements.
Quelle mixité? Le Bruxellois ne connaît pas la place du Luxembourg ! Il y passe tout au plus, sans toutefois s'y arrêter, contrairement aux milliers de jeunes stagiaires venus de tous pays qui ne boudent pas leur plaisir. Pourquoi ne pas réinvestir ce lieu formidable de rencontre entre Bruxelles et l'Europe, transformer cet espace de protestation en lieu de manifestations culturelles, partager ce quartier dont les couleurs sont du même bleu et jaune que l'iris de Bruxelles?
Quel futur pour ce quartier suite à ce changement? L'Association Quartier Léopold, pionnière et héritière du combat citoyen qui a été mené pour cette place (bravo encore à Henri Bernard) souhaite y implanter, en guise de symbole de son passé culturel, 6 ateliers pour artistes. Très bien mais pourquoi se limiter à traiter ce quartier emblématique avec la nostalgie du passé au lieu de lui donner des commerces, un marché, des plaines de jeux et de le traiter comme un lieu vivant au rythme de ses habitants ?
Un quartier qui a pleinement sa place aux côtés du Parlement européen sans lui concéder la moindre limitation de son droit d'exister et de sa liberté de mouvements.
Un quartier résolument tourné vers le futur. Comme sa ville.


