
Bruxelles doit s’affirmer comme Ville de Paix
Le désarmement nucléaire est aujourd’hui tout en haut de l’agenda international.
De récents signaux positifs suscitent l’espoir d’avancées concrètes dans le dossier du désarmement nucléaire : le grand discours prononcé par Obama à Prague et son engagement à œuvrer à la construction d’un monde sans armes nucléaires ainsi que la reprise des négociations entre les Etats-Unis et la Russie pour l’élaboration d’un nouveau traité START ( Traité sur la réduction des armes stratégiques offensives qui fut signé en juillet 1991 à Moscou et qui entra en vigueur en 1994)
Le danger d'accident nucléaire reste, même s’il n’est que trop peu évoqué, plus réel que jamais. C’est maintenant ou jamais qu'il s'agit de faire bouger les choses au niveau de grandes décisions internationales sur cette grave question.
Ce vendredi 24 avril, le Parlement européen va voter une proposition de recommandation au Conseil concernant la non-prolifération des armes nucléaires et l’avenir du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) conclu en 1968 afin de réduire le risque que l’arme nucléaire se répande à travers le monde.
La dernière Conférence de Révision du TNP en 2005 avait été un échec complet. La prochaine Conférence de Révision ne se déroulera qu'en avril-mai 2010.
La (troisième et) dernière réunion du Comité Préparatoire se tiendra tout prochainement, du 4 au 15 mai à New York. Tout le monde est conscient que, sans des avancées rapides, c’est la survie même du régime de non-prolifération qui est en jeu. La porte serait ainsi plus que dangereusement ouverte à toutes les folies imaginables…
Un engagement européen volontariste dans la préparation de la Conférence de révision du TNP et une stratégie de soutien au renforcement du TNP, comme le demande cette recommandation, constitueraient une contribution essentielle à la réalisation de l’objectif d’un monde sans armes nucléaires.
Depuis qu’il m’a été donné l’occasion de faire partie de la seule délégation belge qui s’était rendue en août 2005 à Hiroshima pour commémorer le 60ème du largage d’une bombe atomique sur la ville, j’ai pu mesurer l’horreur que représente l’arme atomique. C’est pourquoi, de toutes mes forces, je souhaite que Bruxelles en tant que Région et toutes les communes qui la composent se concertent au plus vite sur ce thème et deviennent de grands acteurs sur la scène mondiale afin que le Traité de Non-Prolifération sorte renforcé de la prochaine Conférence de Révision qui aura lieu en avril-mai 2010 .
Bruxelles doit davantage s’affirmer comme Ville Région de Paix. L’enjeu de cette démarche n’est autre que la survie de notre monde.
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&reference=A6-2009-0234&language=EN#title4
PS : Je vous parle de tous ces préparatifs et de cette proposition de recommandation européenne parce que celle-ci est de la plus haute importance. Ne serait-ce que parce qu'elle soutient également la Nuclear Weapons Convention qui a pour principal objectif l'interdiction du développement, des essais, du stationnement, du transfert ou de la menace d'emploi des armes nucléaires. La Nuclear Weapons Convention n'est quasi rien de moins que la feuille de route indispensable pour concrétiser les objectifs du TNP. Et pour obtenir ainsi, au passage, le retrait des ogives nucléaires qui sont stockées sur notre territoire, à Kleine Broghel très précisément, et qui constituent plus qu'une source de dangers incommensurables pour toutes et tous.



Début des négociations russo-américaines sur le désarmement nucléaire
Mardi 19 Mai 2009 | (Belga)
Les négociations russo-américaines sur le désarmement nucléaire ont commencé mardi à Moscou, alors que le traité START limitant les arsenaux de la Russie et des Etats-Unis expire en décembre.
Les pourparlers ont débuté à 09H00 HB, a indiqué une source au sein du ministère russe des Affaires étrangères, et doivent se prolonger jusqu'à mercredi. Mais ni Moscou, ni Washington n'ont voulu fournir de détails sur le contenu de cette rencontre et aucune conférence de presse n'est prévue sur le sujet, alors que de premiers pourparlers techniques avaient eu lieu en avril à Rome. La délégation américaine est conduite par Rose Gottemoeller, sous-secrétaire d'Etat en charge de l'application des accords sur le contrôle des armements, tandis que les négociateurs russes sont menés par Anatoli Antonov, le directeur du département de la sécurité et du désarmement du ministère des Affaires étrangères.