Une certaine Flandre n'a pas dit son dernier mot en matière de nationalisme et de velléité séparatiste . Elle le prouve une fois encore un mois avant les élections régionales au sein de l'arrondissement Bruxelles-Halle Vilvoorde.
Dans cette dernière et unique partie du pays où les votes peuvent aller aux francophones ou aux néerlandophones sans préalable (votes bilingues), certaines communes ont décidé d'empêcher le collage d'affiches de candidats francophones et ce en dépit de l'article 30 de la Constitution belge qui consacre le principe de liberté de l'emploi des langues.
Ainsi, à Hal, Berseel et Affligem, l'affichage électoral sera réservé aux seuls partis flamands. A Meise, on parle même d'empêcher purement et simplement le collage.
Quid de la démocratie... ? Ces méthodes de force pour empêcher qu'elle ne s'exprime ont déjà été sévèrement dénoncées en de nombreuses autres occasions et, pour ne citer que celle-là, le Conseil de l'Europe était notamment intervenu sur la non-nomination de trois bourgmestres de communes à facilité qui avaient eu le tort de ne pas respecter scrupuleusement le prescrit légal en matière d'envoi de convocations électorales.
A l'heure où, plus que jamais, nous avons besoin de faire corps pour faire face à la crise et pour donner des couleurs à l'avenir de nos jeunes, ces mesures de grossière intimidation paraissent aussi regrettables que rétrogrades. De fait, elles n'ont pas d'autre utilité que celle de servir la cause de toutes celles et de tous ceux qui se servent des problèmes communautaires pour exister politiquement parlant. Pendant ce temps, les véritables problèmes sont laissés en suspens quand ils ne sont pas mis purement et simplement de côté par faute de trouver des interlocuteurs disposés à parler ensemble.
Ne nous laissons pas entraîner dans cette spirale négative. Je suis presque tentée de dire négationiste tant elle relève de la même essence. Celle qui consiste à nier l'autre et le réel.
Un exemple à ne pas suivre assurément..


