Les routes et les trottoirs de la région bruxelloise sont à nouveau de vraies patinoires ! Et peu d’amélioration est prévue pour les jours à venir : les stocks de sel diminuent à vue d’œil et Bruxelles Mobilité ne peut pas livrer de sel supplémentaire aux services communaux d’épandage pour l’instant.
Le sel d’épandage coûte cher et nuit à l’environnement. En outre, les stocks ne suffisent pas pour dégager les routes et les trottoirs. Bruxelles se qualifie d’Eco Capital de l’avenir, alors j’attends pour le moins que le gouvernement recherche activement des alternatives écologiques au sel. Je me suis renseignée au sujet de certaines alternatives qui sont bon marché, plus sûres pour tous les usagers de la route et moins nocives pour l’environnement.
Je me suis informée au sujet de quelques alternatives écologiques au sel sur la base d’exemples belges et étrangers. Certaines de ces alternatives s’avèrent plus sûres et moins chères.
Un mélange à base d’éclats de bois, Stop gliss Bio, constitue une première alternative. Ce produit purement écologique est utilisé avec succès en France et en Suisse pour rendre les trottoirs, les escaliers, les parkings, les chemins, les gares, les parcs, etc. antidérapants.
Un mélange de sable de mer, de restes de sel et de cailloux peut également s’avérer être une bonne alternative pour certaines routes. C’est un produit relativement bon marché qui a fait ses preuves dans des conditions hivernales extrêmes. La tenue de route des véhicules est meilleure que lors de l’utilisation du sel classique et, grâce à la faible teneur en sel, le produit est moins nocif pour l’environnement. Cette alternative est produite et utilisée en Belgique, par exemple dans la région de Herstal - Basse Meuse.
La troisième solution est le système Snow Melting où des conduites de chaleur qui passent sous la chaussée font fondre la glace. Ce système, utilisé entre autres dans des villes comme Stockholm, présente l’avantage d’éviter de devoir évacuer le sel, le sable, les cailloux ou les éclats de bois par les égouts. Ce système peut constituer une piste intéressante pour augmenter le confort et la sécurité des piétons : la chaleur qui est utilisée pour faire fondre la glace pourrait être récupérée de grandes installations comme le métro par un système de conduites. On ne peut pas passer à cette méthode du jour au lendemain, mais le gouvernement devrait vérifier si on ne pourrait pas envisager un système de Snow Melting lors du réaménagement de certains trottoirs, rampes pour handicapés, escaliers et entrées de stations de métros.
Pourquoi le gouvernement ne stimule-t-il pas, par ailleurs, la population à ne pas utiliser la voiture pendant les jours d’hiver rigoureux ? En cas de pic de la pollution atmosphérique, des mesures sont prises afin de limiter la circulation automobile, mais lorsque les routes sont dangereuses, le gouvernement ne prend aucune initiative afin de résoudre les problèmes de circulation à la base. Une politique régionale de stationnement efficace doit permettre au gouvernement de prendre des mesures temporaires lorsque les conditions météorologiques sont extrêmes pour stimuler l’utilisation des transports en commun et limiter les déplacements avec les voitures particulières. L’emploi de chasse-neige pourrait également constituer une bonne mesure corollaire...
A travers ces mesures concrètes et réalisables, je veux inciter le gouvernement bruxellois à étudier des mesures innovatrices et écologiques. J’attends du gouvernement bruxellois, qui aime tellement se profiler comme écologique, davantage de proactivité pour étudier des alternatives écologiques au sel d’épandage. Il y en a à profusion !
Le sable met son grain de sel - le Soir 29/12/2010 (F. Robert)


