Les députés bruxellois réunis vendredi en séance plénière ont adopté, majorité contre opposition, le projet d'ajustement budgétaire de la Région bruxelloise, pour l'année 2010, fruit d'une embellie de près de 80millions d'euros de recettes.
Le Vice-président du parlement régional Walter Vandenbossche (CD&V) n'a pas concrétisé son intention de voter contre le budget de la Région pour protester contre la désignation temporaire d'un francophone au poste de gouverneur d'arrondissement. Au cours du débat, les critiques sont venues des rangs de l'opposition. Didier Gosuin (MR) a estimé que le déficit annoncé de 313 millions d'euros, qui correspond selon le ministre des Finances Jean-Luc Vanraes à la limite du déficit autorisé, pourrait s'aggraver d'un tiers parce que l'incertitude pèse sur certaines recettes et dépenses.
On a, selon lui, inscrit de manière injustifiée en recettes influençant favorablement le solde net à financer, notamment quelque 17,4 millions d'euros provenant de retards de paiement du fédéral dans le domaine de l'Emploi, et plusieurs millions de recettes surestimées du côté de l'Agence Régionale de la Propreté.
Même critique du côté du sp.a, Sophie Brouhon ajoutant que l'ajustement s'est fait sans choix politique et sans transparence.
Dans la majorité, l'épisode de l'important dépassement budgétaire au niveau des primes énergie n'a pas vraiment été digéré par Céline Fremault (cdH), et encore moins par Anne-Sylve Mouzon (PS) qui s'est livrée à une attaque en règle des choix opérés par la ministre Huytebroeck (Ecolo) en matière de primes énergie.L'élue socialiste a parlé d'un exceptionnel succès mais au prix d'un "dérapage budgétaire" que le Parti Socialiste "ne tolérera plus à l'avenir".


