Qui paiera la facture de la rénovation des égouts bruxellois, soit une ardoise d'1,5 milliard d'euro sur 20 ans ? Pour la députée socialiste flamande Sophie Brouhon, c'est le consommateur qui va payer cette note astronomique.
Sur les 1500 et quelque kilomètres d'égouts, un tiers, estime-t-on, nécessite des réparations. Le réseau date d'une centaine d'années. Normalement, l'entretien incombait aux communes, propriétaires des égouts.
Pendant des dizaines d'années, tout en percevant l'impôt des citoyens, les communes n'ont rien provisionné pour l'entretien et la rénovation des tuyaux. Aujourd'hui, face à la somme colossale à débourser, la plupart des communes ont délégué cette mission à Hydrobru, l'intercommunale chargée de la distribution de l'eau.
Pour financer l'opération, d'un coût global d'1,5 milliard sur 20 ans, l'intercommunale doit emprunter. Elle a obtenu un crédit à un taux favorable auprès de la BEI pour la moitié de la somme, soit 750 millions. Un prêt, bien entendu, cela se rembourse.
Et c'est le consommateur qui paiera la facture. De deux manières : via une augmentation progressive de la redevance d'assainissement communale et régionale, et aussi via une augmentation de prix de l'eau proprement dit.
Pour un ménage de trois personnes, l'augmentation sera d'environ 80 euros entre 2009 et 2012. Cela ne concerne toutefois que la première tranche de l'emprunt soit 75 millions. Au bout de 20 ans, l'addition risque de donner à l'eau un goût plutôt salé.


