Selon les indices publiés par la Banque nationale, les factures de gaz et d'électricité au, au cours des douze derniers mois, augmenté respectivement de 18,9 % et de 6,3%.
En octobre 2010, la note de gaz d'un ménage utilisant ce mode chauffage s'élevait, en moyenne, à 1.342 euro par an, soit quelque 112 euro par mois. Les mêmes consommateurs avaient déboursé 200 euro de moins durant la période allant de novembre 2008 à octobre 2009. Il en va de même pour l'électricité: 638,75 euro en octobre 2010 contre 40 euro de moins l'année précédente.
La cause de cette augmentation ? La plupart des contrats à long terme de fourniture de gaz sont indexés sur les cours du pétrole. Parallèlement, les prix de l'électricité réagissent aux soubressauts des tarifs gaziers.
Cela étant, si la fixation des tarifs de base du gaz et de l'électricité est la même au niveau fédéral et vaut donc pour toutes les Régions du pays, il est des éléments supplémentaires qui, de Région à Région, agissent sur le prix définitif tant du gaz que de l'électricité.
Sur ces facteurs externes, les Régions ont le pouvoir d'intervenir et c'est ce qui explique que les factures de gaz et d'électricité sont plus élevées en Région bruxelloise que dans les deux autres Régions du pays.
J'ai déjà eu l'occasion d'interpeller la Ministre Evelyne Huytebroeck à ce propos mais la Minsitre en charge de cette problématique au sein du gouvernement bruxellois n'a jamais pu apporter de réponses constructives : toucher aux taxes de voiries serait marginal et sa préférence va à une politique de primes à l'isolation dont l'expérience démontre qu'elle est difficilement accessible aux gens qui en ont le plus besoin.
Je ne manquerai pas de revenir à charge tant il est scandaleux de laisser les consommateurs bruxellois être ainsi captifs des fournisseurs de gaz et d'électricité et être ainsi pressés comme des citrons sans que celles et ceux qui ont pouvoir de se porter à leur défense ne lèvent le petit doigt.


