Posté par: so dans Coups de gueule

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Cette semaine aura été très fertile en événements politiques de très grande dimension. Au plan planétaire, il y a eu le renouvellement du mandat du Président américain Barack Obama. Il y a aussi eu l'accession de Xi Jinping au poste de commande du Parti communiste de la République populaire de Chine. 

Les deux premières puissances mondiales ont ainsi leur guide et c'est donc à présent entre ces deux personnages que se prendront les principales décisions qui détermineront la marche du monde si l'on en croit une étude récente de l'OCDE qui annonce la Chine comme la première puissance économique de la planète à partir de 2016. Nul doute que les Américains ne resteront pas les bras ballants devant la montée de la dynamique économique chinoise et que les règles concernant le Commerce international recevront fort probablement de fameux coups de canif dans leur application. 

Cela étant, que s'est-il passé pendant le même temps ( près de ) chez nous? La France s'est également mise sous les projecteurs, non pas par l'arrivée ou le maintien au pouvoir de telle ou telle personne mais bien sous la forme d'une véritable mutation de politique stratégique. En effet, le pacte de compétitivité présenté mercredi dernier par le Premier Ministre Ayrault peut être considéré comme un véritable coup de fouet aux politiques appliquées depuis plus de vingt ans en France et qui menaient le pays de plus en plus loin des grandes nations qui comptent au plan de l'économie mondiale, voire européenne.

Le "Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi" pose le "socle du quinquennat" : fait essentiellement d'un effort d'allègements de charges de l'ordre de 20 milliards d'euros pour relancer la compétitivité des entreprises, ce socle est à ce point innovant qu'il en paraît presque "contre-nature". En effet, la gauche française se fait ainsi la championne d'une politique dite de l'offre : en s'appuyant sur des réductions ou des crédits d'impôt alloués aux sociétés en fonction de leur masse salariale, le gouvernement a pour objectif de diminuer le coût du travail de 6%… Et de rendre ainsi les entreprises françaises  plus compétitives, voire plus innovatrices, par rapport aux entreprises étrangères. 

"La situation de notre pays appelle des décisions ambitieuses et courageuse" a déclaré le Premier Ministre Ayrault lors de la présentation de son plan. "La France n'est pas condamnée à la spirale du déclin, mais un sursaut national est indispensable pour reprendre en main notre destin". J'aimerais entendre pareil discours en Belgique. Découvrir que le pays s'est défini une ligne de conduite pour faire face aux changements qui s'opèrent partout dans le monde et qui ont pour effets de faire basculer notre économie et de mettre en péril notre modèle social comme le fait justement remarquer ce samedi Béatrice Delvaux dans son éditorial du jour. Que nenni...

Selon les échos de l'élaboration du budget 2013 on est loin du compte : il y aura bien "un peu de tout" pour arriver à refermer l'épure budgétaire sur un montant de déficit qui fera dire à tout le monde que l'on est sur la bonne voie. Mais quelle voie ? Celle de l'austérité ? Quasi certainement. Celle de la relance ? Peu probable. Celle du maintien des "droits acquis" ? Plus probablement et c'est ce qui permettra aux un(e)s et autres de chanter d'ailleurs victoire à l'issue de ce long conclave budgétaire. 

Mais que dire alors de ce qui se passe en Région de Bruxelles-Capitale pour tenter de remonter le courant de la vague de type mondialiste qui déferle sur le continent européen comme partout ailleurs, sur notre pays comme sur notre Région ? Et bien rien ! Je viens de recevoir les principaux documents documents budgétaires pour l'exercice de 2013 et je peux vous dire déjà, après avoir examiné ce que l'on appelle les grands chiffres, que le budget 2013 est la copie conforme de ce qu'il était déjà en 2009. 

Est-il besoin de vous dire que cela se passe de commentaires ?      

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