Posté par: so dans Dans la presse

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L’activité des grandes économies ralentitLa nouvelle n'est pas, il est vrai, très réconfortante mais elle ne constitue pas une réelle surprise: selon ses indicateurs composites avancés, conçus pour signaler à l'avance les points de retournement (pics et creux) entre les phases d'expansion et de ralentissement de l'activité économique, l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) rapporte qu'il y a un "ralentissement de l'activité" des principales économies mondiales.

Selon ces mêmes indicateurs qui ont été calculés en octobre dernier, l'avenir se présente de manière assez morose puisqu'ils "continuent de signaler un ralentissement de l'activité économique dans la plupart des grandes économies, mais avec des variations dans la force". 

Pour la zone OCDE, qui réunit les pays les pays les plus riches de la planète, l'indicateur composite avancé a enregistré un recul de 0,3 point en octobre. Le même recul que celui enregistré pour les pays du G7. Il s’agit du huitième mois consécutif de baisse pour la zone des 34 pays de l’OCDE, depuis un premier recul très léger en mars. Pour le G7, le repli est le septième consécutif. 

Les inversions de tendance de l’indice précèdent généralement de 6 mois environ les inversions de l’activité économique, selon l’OCDE. « Les indicateurs composites avancés pour le Canada, la Chine et les États-Unis continuent de signaler un ralentissement de l’activité économique autour de sa tendance de long terme mais avec un léger déclin par rapport au mois » précédent, note l’OCDE. 

Les indicateurs pour le Japon et la Russie montrent « une activité économique au-dessus de la tendance de long terme, avec un ralentissement léger pour la Fédération de Russie et un ralentissement un peu plus fort tout en étant modéré pour le Japon ». Au Brésil, en France, en Allemagne, en Inde, en Italie, au Royaume-Uni et dans la zone euro, dans son ensemble, « les indicateurs composites avancés continuent de signaler fortement une activité économique en deçà de sa tendance de long terme », poursuit l’OCDE.

Comme on peut le constater, les prévisions n'inclinent pas à l'optimisme le plus débridé. Faut-il sombrer dans le noir pour autant?  Cette tendance doit pousser les décideurs publics à se montrer plus résolus que jamais à faire en sorte que l'économie retrouve non seulement du souffle mais également du sens. Je veux dire par là qu'il nous faut veiller à ce que l'économie recentre davantage son activité au service et au bénéfice de ceux pour qui elle produit et non plus, comme cela a été trop marquant au cours de ces vingt dernières années, dans la seule optique de "fabriquer" des bonus et des dividendes pour le compte des détenteurs de son capital.

Cette inflexion de la politique à mener pour "mobiliser et orienter" l'économie dans une voie plus conforme aux intérêts et aux réels besoins de la population est indispensable pour donner à nouveau sens aux notions de développement et de progrès. Cette politique plus volontariste et plus régulatrice devra être menée partout et au plus vite. 

Je ne doute pas un seul instant qu'avec un homme de trempe de Johan Vande Lanotte au poste de commande de l'économie dans le nouveau gouvernement, ce sera bien le cas au niveau fédéral. J'aimerais pouvoir en dire autant pour ce qui concerne la politique de l'encadrement des prix et du développement économique en Région bruxelloise mais force m'est de relever que, sur ce qu'il m'a été donné l'occasion de constater en ces matières depuis deux ans et demi, la direction prise n'est pas tout à fait la bonne. Mais, l'exemple venant d'en haut, sait-on jamais ?

 

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