Posté par: so dans Dans la presse

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De mes lectures de ce samedi matin, au cours desquelles j'ai pu apprendre que le coach de l'équipe nationale belge de football a « sauvé la patrie» en la qualifiant pour les prochains championnats du monde, j'ai trouvé une petite brève, émanant de l'Agence France Presse, qui m'a comblé d'aise. 

Sous le titre FISCALITE et un sous-titre "TAXER PLUS LES RICHES, CONSEILLE LE FMI", j'ai ainsi appris que le Fonds Monétaire International proposait en fait aux Etats d'adopter exactement la ligne que je n'ai au cours de ces quatre dernières années cessé de suggérer tant en interne qu'à la tribune du Parlement bruxellois : le FMI a créé la surprise (ce n'est pas moi qui le souligne mais bien le reporter de l'AFP) en suggérant de lutter contre les déficits par une hausse des impôts. 

Ainsi, dans son rapport sous-titré « Le temps de l'impôt », le Fonds suggère de taxer les plus riches et leur patrimoine afin de « renforcer la légitimité des plans d'économie et afin de lutter contre le creusement des inégalités. Il semble exister une marge suffisante dans beaucoup de pays avancés pour tirer davantage de recettes des plus hauts revenus », écrit ainsi le Fonds, qui note que la fiscalité pour les plus fortunés a été « nettement » baissée au cours des 30 dernières années. 

Selon ses estimations,taxer les riches aux mêmes taux que ceux des années 1980 rapporterait en moyenne des recettes fiscales équivalentes à 0,25% du PIB dans les pays développés. « Les gains seraient bien plus élevés dans certains cas comme aux Etats-Unis » où ils avoisineraient 1,5 du PIB, assure le FMI, qui pointe également les méfaits de l'optimisation fiscale des multinationales. Il est amusant de relever que le FMI croit bon de devoir préciser, manière de chercher à se disculper de son « audace » en quelque sorte, qu'elle ne souhaite pas « entrer dans le débat » sur la nécessité ou non de taxer les riches mais il assure dans le même temps qu'il existe une « opportunité » unique de remanier l'architecture de la fiscalité internationale.

A l'aube d'élections qui se profilent à l'horizon, j'ose affirmer avec force que pareille entreprise est également souhaitable pour la fiscalité de notre pays et, plus encore, pour celle de la Région de Bruxelles-Capitale. Notre fiscalité ressemble de toute évidence à une vieille masure qui tient bien davantage debout par habitude que par son souci de tenir compte des réelles capacités de ses contributeurs et par sa volonté d'être un outil au service de l'essor économique et social de l'entité. 

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