Hier, le bureau d’études “Ineum Consult” publiait que Bruxelles est une ville culturelle de taille mondiale, mais que la Région de Bruxelles-Capitale ne parvient pas à mettre à profit ce statut économique en raison du morcellement politique et du manque de vision en matière de city marketing.
Malgré tout son potentiel, Bruxelles profite à peine de sa dynamique culturelle sur le plan économique. Selon un des membres du bureau d’études, Bruxelles se noie sous les situations kafkaïennes : 42 personnes sont politiquement chargées de la culture. Il devient impossible dès lors de développer une stratégie de city marketing culturel pour une métropole d’un million d’habitants.
Ce n’est pas la première fois que nous constatons le morcellement de la politique culturelle. Le Brussels Kunstenoverleg/ Réseau des Arts à Bruxelles l’a déjà fait dans le Plan culturel pour Bruxelles. Mais le gouvernement bruxellois ne prend pas les choses en main.
La région bruxelloise doit pourtant endosser le rôle de metteur en scène, par exemple en désignant un intendant culturel en concertation avec les Communautés flamande et française et avec les institutions culturelles fédérales. L’intendant culturel doit recevoir un mandat afin d’élaborer une vision et une mission culturelles et artistiques communes ainsi qu’une communication et une promotion culturelles communes pour Bruxelles.
“Il ne s’agit pas d’une matière élitiste. La culture peut contribuer grandement au développement économique durable de la ville. L’étude a en effet démontré que la culture ne constitue pas un secteur isolé du reste de l’économie, mais qu’elle engendre un développement économique dans bon nombre d’autres secteurs et qu’elle attire des nouveaux citadins qui consomment plus et qui paient également des impôts.”
Par son manque de vision en matière de city marketing, le gouvernement bruxellois passe à côté d'un énorme potentiel de développement économique et d’emplois. Alors que Bruxelles doit faire face à un taux de chômage élevé, surtout chez les peu qualifiés, il s’avère que d’autres villes qui, elles, se concentrent sur leur attrait culturel, ont enregistré une baisse sensible du chômage ces dix dernières années.
"Au cours de la législature précédente, Charles Picqué a vanté un Plan de Développement International de Bruxelles, mais nous n’en avons plus entendu parler. Selon une estimation prudente, le secteur du tourisme pourrait potentiellement employer 10.000 personnes peu qualifiées. Mais cela nécessite une vision unique de la promotion de la ville. Il est inconcevable que, rien que dans le quartier de la Grand Place, quatre bureaux de tourisme soient actifs, chacun avec sa propre politique. C’est malheureusement la réalité."
Tout comme les villes de l’étranger, Bruxelles a besoin d’un city marketing et d’un city branding uniques avec un nouveau logo, un slogan, un style graphique qui reflètent l’identité de Bruxelles.


