Le SP.A veut plus de femmes au pouvoir (Le Soir - Voogt Fabrice)

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Le SP.A veut plus de femmes au pouvoir (Le Soir - Voogt Fabrice)Le gouvernement bruxellois épinglé dans un rapport sur la représentation homme-femme. 

"Ce n’est pas un combat féministe, mais on ne peut pas continuer à se priver de la moitié des talents. » La députée bruxelloise Sophie Brouhon (SP.A, opposition) a épluché avec soin le dernier rapport 2011 étudiant la politique menée par le gouvernement bruxellois sur la représentation équilibrée des hommes et des femmes dans les organes consultatifs (chargés de remettre des avis et des suggestions au gouvernement) et les conseils d’administration (CA) des organismes régionaux.

Les ordonnances régionales régissant cette matière prévoient notamment que « les deux tiers au plus de membres d’un organe consultatif appartiennent au même sexe » et que le même principe s’applique aux six organismes régionaux suivants : Actiris, la SRLB (Société du logement de la Région bruxelloise), la Société régionale du Port de Bruxelles, la SDRB (Société de développement pour la Région de Bruxelles-Capitale), la SRIB (Société régionale d’investissement de Bruxelles) et la Stib.

Selon le rapport, trois organes consultatifs sur 12 n’ont pas satisfait à l’ordonnance sans pour autant avoir demandé ou reçu une dérogation du ministre de tutelle : le collège d’environnement (14,3 % de femmes), la Commission de coordination des chantiers (3,1 % des femmes) et la Commission régionale de développement (24,4 % de femmes).

Concernant les CA des organismes régionaux, ils ne sont que trois à répondre à l’exigence minimale fixée par l’ordonnance : Actiris (35,7 % de femmes), la Société régionale du Port de Bruxelles (36,4 %) et la STIB (33,3 %).

Objectifs chiffrés

Dans les deux cas, la députée Sophie Brouhon demande que les ordonnances soient effectivement respectées. Elle rappelle, pour les conseils consultatifs, que, en cas de non-respect de la règle des deux tiers, chaque avis peut être cassé par le Conseil d’Etat. Elle plaide également pour que la règle soit étendue à l’ensemble des organismes régionaux (22 au total) et qu’elle s’applique à l’ensemble des membres du CA et pas seulement à ceux nommés par le gouvernement.

Elle demande par ailleurs que soit instauré un système d’alternance qui rende impossible que les fonctions de directeur général et de président du CA soient occupées par des personnes de même sexe. Sophie Brouhon estime, en outre, « intolérable » qu’un seul des 22 organismes régionaux soit dirigé par une femme.

Plus largement, la députée bruxelloise demande qu’à l’instar du gouvernement fédéral, qui a récemment décidé d’instaurer des objectifs chiffrés en faveur des femmes occupants des fonctions dirigeantes, le gouvernement bruxellois prenne, à son tour, des mesures

L’objectif doit consister à ce que, en 2015, pas plus des deux tiers des fonctions dirigeantes (rangs A3 – A5) de chaque service du ministère ne soient occupés par des personnes de même sexe (le rapport est de 13/87 à Bruxelles et de 16/84 au sommet de l’administration fédérale).

Enfin, Sophie Brouhon réclame des offres d’emploi neutres du point de vue du genre, un « gendermanagement » dans la note politique des cadres supérieurs et un accompagnement (coaching) pour que les femmes tirent le maximum de leur carrière.

 

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