Sans entrer dans les détails, le journal « Le Soir » a, tout récemment, fait état de premiers résultats et de premiers commentaires sur les résultats de la saison touristique en Wallonie et à Bruxelles.
Alors que les voix sont assez unanimes du côté wallon, tant chez les gens de terrain que chez les statisticiens, pour dire que la saison 2013 est un très grand cru. Tous s'accordent à dire qu'il y avait belle lurette que la Wallonie n'avait plus connu un tel succès en matière de fréquentation des sites touristiques et de consommation de la part des estivants. Par contre du côté de Bruxelles, les sons de cloche sont tout à fait différents...
Alors que, comme à son habitude, le service chargé d'assurer la promotion touristique de Bruxelles se félicite de l'augmentation du nombre de nuitées dans les hôtels de notre Ville-Région, les représentants du secteur Horeca font, quant à eux, très grise mine dans la mesure où ils se plaignent d'une diminution de leurs recettes de près de 25% par rapport à celles de l'an dernier. Selon eux, les touristes qui viennent, ou reviennent, à Bruxelles consomment de manière plus « rétrécie » que par le passé, c'est-à-dire que, pour celles et ceux qui vont encore au restaurants, elles ou ils ne prennent plus autant d'apéritifs ou de plats que les touristes des années précédentes.
Pour ma part, m'étant trouvée cet été impliquée dans les préparatifs d'une belle manifestation sportive à caractère international qui a eut lieu à Ixelles, j'ai pu me rendre compte à quel point de « gros » hôtels pouvaient brader leurs prix pour « arracher » de nouveaux clients et pour « faire tourner » ainsi, quasi sans gains, leur moulin. Les prix proposés pour occuper des chambres d'hôtel 4 ou 5 étoiles deviennent de la sorte des prix d'hôtel 2 ou 3 étoiles. Très impressionnant.
A plusieurs reprises déjà dans le passé, j'ai interpellé les Autorités gouvernementales sur la curieuse tournure que, à défaut d'une conception d'animations et d'attractions qui dépasse celle des Gentils Organisateurs de la Ville de Bruxelles (pour qui l'essentiel est de percevoir la taxe de séjour fixe sur chacune des nuitées des touristes), prenait notre tourisme en Région bruxelloise tant pour ce qui concernait ses retombées économiques que pour l'image de marque de la Région en général. Je n'ai pas été entendue en dépit du fait que l'on m'a, à chaque fois, assuré que tout allait pour le mieux au royaume des présentateurs de petites expositions faites de répliques et de petites animations sans grand contenu.
Maintenant que le tourisme est une matière régionalisée, il faudrait que soit organisée, avec tous les acteurs de terrain et les multiples responsables de la politique oeuvrant à Bruxelles et/ou pour compte d'un organisme officiel, une grande réflexion sur le devenir du Tourisme en Région bruxelloise. Pourquoi ne pas la prévoir avant les élections régionales de l'an prochain ? L'enjeu en vaut vraiment la peine.


