L'immobilier bruxellois de plus en plus cher

Posté par: so dans Bruxelles ma belle

Taggé dans: Logement

Entre 2005 et aujourd’hui, les prix de l’immobilier ont augmenté de plus de 30%. Rien que pendant la première moitié de 2010, l’augmentation était en moyenne de 3,5%.

Pourquoi les prix des maisons et des appartements continuent-ils à augmenter comme s’il n’y avait jamais eu de crise?  L’Itinera Institute vient de livrer quelques considérations sur ces frappantes évolutions.

La Belgique voit chaque année sa population s’accroître de 80 000 unités. En Flandre, la population augmente à un rythme de 40 à 50 000 unités par an alors qu’à Bruxelles et en Wallonie, ce chiffre tourne autour des 20 et 25 000 unités chaque année. Entre 2004 et 2008, le nombre de ménages dans notre pays s’est accru de 3,8%.

Le nombre de ménages belges augmente à l’heure actuelle à hauteur de 45 à 50.000 unités par année. Une bonne partie de la récente augmentation de la population peut donc être attribuée à la migration externe. Cette migration externe a un impact direct sur la demande de logements : les nouvelles familles qui arrivent dans notre pays doivent trouver un logement.

L’offre ne suit pas l’augmentation de la demande: il y a un déficit de 24.000 logements

L’augmentation de la demande ne doit pas constituer un problème si l’offre augmente. D’après l’étude ce n’est pas le cas 

A Bruxelles, il y a de plus en plus de nouveaux ménages (on est passé de 4.000 ménages supplémentaires en 2006 à plus de 10 000 en 2010) alors que l’offre de logement diminue (le nombre de logements à Bruxelles a diminué de 707 unités entre 2008 et 2009). Le déficit relatif annuel de l’offre est passé de 4.000 logements à Bruxelles en 2006 à 11 000 logements en 2010. C'est à cause de cette différence de comportement de l’offre et de la demande que surgit la pression problématique sur les prix que nous connaissons et dont souffrent en premier celles et ceux qui n'ont pas de grands revenus.  

Des politiques qui stimulent la production et la rénovation de logements 

Rien n’indique que la migration vers notre pays va diminuer, bien au contraire. La forte augmentation de la demande de logements suite aux mouvements démographiques exige dès lors des mesures politiques qui stimulent de manière intelligente la production de nouveaux logements et la rénovation (ou reconversion) d’anciens logements ou immeubles. Parce qu’on le sait une augmentation de l’offre peut modérer certaines évolutions de prix.

A l’heure actuelle, les décideurs politiques adoptent une approche partielle dans la politique de logements et accordent par exemple une grande attention à l’augmentation des logements sociaux en location. Selon l'un des responsables de Itinera Institute, la situation devient tendue: “Un millier de logements sociaux sont certainement les bienvenus mais face à un déficit relatif de l’offre de près de 24000 logements chaque année, cela ne peut certainement pas briser la tendance. Nous pensons que seule une politique du logement intégrée a du sens. Tous les segments de marché sont en effet liés l’un à l’autre."

Quand on sait que c'est en Région bruxelloise que le manque de logements se fait le plus pressant et qu'il va se faire de plus en plus en plus important, on ne peut que s'inquiéter de voir le gouvernement actuel être aussi peu déterminé et, surtout, aussi peu volontariste en matière de création ou d'aide à la création de nouveaux logements. Faudrait-il imaginer que les membres du gouvernement bruxellois actuel ne voient pas d'un mauvais oeil que l'immobilier bruxellois s'enchérisse de manière aussi naturelle que rapide ..?

 

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