Posté par: so dans Coups de gueule

Taggé dans: environnement

Ainsi donc, il est dit, une nouvelle fois, que Bruxelles ne mérite pas d'être parée du titre de capitale verte. On le sait, la Ministre de l'Environnement, Evelyne Huytebroeck, espérait beaucoup en la consécration de la Région bruxelloise par un jury d'experts de l'Union Européenne afin de pouvoir attribuer à la "tornade verte" le mérite d'avoir obtenu les meilleurs résultats au total des 12 paramètres pris en compte pour évaluer les actions et autres politiques environnementales de la Région. 

A cet effet, échaudée par la mauvaise expérience qu'elle avait connue l'an dernier déjà dans cette même compétition, elle avait fait mettre les petits plats dans les grands en matière de communication et de démarches pour que l'oral passé en mai dernier connaisse le meilleur des sorts. Il n'en a rien été puisque c'est la ville de Bristol qui l'a emporté. 

C'est raté donc pour la Ministre de l'Environnement et sa déception doit certainement être à la hauteur des espoirs et des moyens qu'elle avait placés dans cette opération qui relevait d'une stratégie toute personnelle. Faut-il s'étonner de ce qu'il faut bien considérer comme étant un échec même si, pour maquiller celui-ci, il sera certainement fait état des avancées de notre Région dans le classement final par rapport à celui obtenu l'an dernier ? Pas tellement en fait. 

Avoir voulu faire croire à un jury d'experts que le seul fait d'avoir ajouté le qualificatif de durable à la politique menée en matière de politique de quartiers est de nature à avoir amené massivement les citoyens à s'impliquer dans une dynamique environnementale n'a sans doute pas convaincu ces mêmes experts qui savent que les mots ou les qualificatifs ne sont souvent que de petits cache-misères.

Ensuite le dossier était trop léger : il était trop limité aux seuls petits leviers de la politique menée par la Ministre de l'Environnement. Le dossier n'abordait pas les vrais sujets qui comptent en matière de préservation de l'environnement (lutte contre le dégagement de CO2, isolation plus performante et moins coûteuse, pas de transport en commun plus écologique, problème des files et de la mobilité, coût de l'énergie et développement d'une production alternative...) et se contentait de mettre en avant des actions, utiles certes, mais qui n'ont pas manqué d'apparaître comme assez périphériques. Cela n'a sans doute pas plaidé en faveur de la candidature bruxelloise.

Enfin, avoir joué sur l'importance du rôle que la Capitale de l'Europe pouvait jouer, une fois primée, en termes de transmission de bonnes pratiques constitue pour le moins une maladresse de type diplomatique qui a peut-être indisposé plus d'un des représentants d'organismes européens. 

Bref, Bruxelles ne sera pas capitale verte 2015. C'est triste mais c'est là une décision assez logique : la juste récompense viendra d'une politique réellement soucieuse d'allier préservation de l'environnement et actions menées en faveur du plus grand nombre pour y parvenir. 

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